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Aikidojournal ne respecte vraiment rien ! En pleine période de Carême, loin de mettre ses lecteurs au pain sec et à l’eau, il ose leur offrir une abondance de Cocagne. Et quels mets ! Nous ne mentionnerons par ici les amuses-gueules et autres entremets que l’on se mettra sous la dent en parcourant ce numéro. Mais nous voulons attirer l’attention de nos lecteurs sur quelques plats de résistance…

Pour continuer à filer notre métaphore alimentaire, disons qu’il y a des restaurants côtés dans les guides où on va plus pour être vu et pouvoir dire que l’on y a été que pour se remplir la panse et régaler les papilles. Et il y a de petits établissements fréquentés par les vrais amateurs de bonne chère, dont les chefs mitonnent pour un petit cercle des plats enchanteurs. Nous nous sommes entretenus avec l’un de ces alchimist es, un enseignant de premier plan, un des plus anciens hauts-gradés de sa fédération (il était déjà 6e dan quand d’autres qui aujourd’hui font les ” têtes d’affiches ” apprenaient encore à plier leur hakama), un homme dont la discrétion et la modestie cachent une très, très profonde compréhension du budo en général et de l’aïkido en particulier : Bernard George-Batier.

Avant que le service dit à la russe (les plats sont servis successivement dans l’ordre que l’on connaît aujourd’hui) régnait le service à la française : les plats étaient disposés sur la table et l’on se servait de l’un ou de l’autre, selon la proximité ou le goût des commensaux. C’est ainsi que nous vous proposons de vous nourrir des deux articles de réflexions de ce numéro : celui d’un habitué de la maison, André Cognard et celui d’un invité que nous avons déjà reçu à l’occasion de l’entretien qu’il nous avait accordé, Daniel Leclerc.

Venus d’horizons différents, ils deux se rejoignent dans leur dénonciation du «nombrilisme», de l’ego-isme, de l’infantilisme, du «mon sensei est plus fort que ton sensei» et de sa variante «ma fédé est plus (qualificatif laissé au choix du lecteur) que ta fédé». L’un comme l’autre, en des termes quasi identiques, nous préviennent que ce dont il s’agit en aïkido ce n’est pas tellement son développement propre, mais le développement de sa relation à l’autre. C’est, à notre avis, ce qui fait l’intérêt de l’aïkido par rapport à des pratiques telles que le yoga ou le tai-chi-chuan.

Pour les estomac délicats qui se plaindraient peut-être de devoir digérer de si riches et goûteuses nourritures, nous avons inclus au menu quelques exercices de santé. Nous introduisons ainsi dans ce numéro une série d’articles sur la thérapie Isogaï, sur le rapport entre un éventuel mal de dent et un ukemi moins que parfait, et notre ami Philippe Orban, en se basant sur sa douloureuse expérience personnelle, nous fait part de ses observations sur la santé du pratiquant.

L’abondance a aussi son prix : la suite de notre série historique, «L’Envers du décor», paraîtra dans notre prochain numéro. Elle sera consacré aux années de trouble qui ont accompagné la «restauration impériale», en gros les années 1860 à 1880. Nous verrons qui étaient et ce qu’étaient les fameux shishi et en quoi le Saïgo Takamori fut un personnage tragi-comique.

Dans notre précédent éditorial nous évoquions l’enrichissement que constituaient pour le pratiquant la visite de dojos en dehors du petit cercle des quatre coins de l’hexagone. Que l’aïkido soit avant tout la rencontre de l’autre (qui pour être «mon semblable, mon frère» n’en est pas moins irréductiblement différent) un membre de la rédaction d’Aïkidojournal en a eu la preuve éclatante quand il a franchi le seuil du Dojo Le Félin à Agadir, au Maroc. Nous reviendrons sur cette expérience dans notre prochain numéro, mais nous ne voulons pas attendre cette occasion pour conseiller à nos lecteurs d’aller faire le plein de soleil sur le tatami de Lahcen et de ses amis.

A cette occasion nous en appelons encore une fois à nos lecteurs pour leur demander de partager leurs expériences : que ce soit lors de stages, de visites dans d’autres dojos, et aussi, bien sûr, pour nous emmener par la pensée dans leur propre dojo. Et comme une illustration vaut bien des mots, envoyez-nous aussi des photos (au moins 300 pixels).

Aïkido journal vit pour l’essentiel de ses abonnés. Publier un magazine «papier» consacré à l’aïkido n’est pas chose facile, d’autres s’y sont cassé les dents, et plus. Pour pouvoir continuer à publier nous devons pouvoir payer notre imprimeur et les frais de nos collaborateurs – par ailleurs bénévoles. Nos conditions d’abonnement et de résiliation sont claires, et nous ne pensons pas que le prix d’Aïkidojournal soit prohibitif. Nous en appelons à tous ceux qui seraient en retard de leur paiement de penser que leurs quelques euros peuvent faire la différence.

P.S : Après quelques ratées techniques, notre boutique en ligne à www.aikidojournal.eu est de nouveau pleinement accessible.

P.P.S. Et n’oubliez pas non plus, si ce n’est déjà fait, d’inscrire votre dojo dans notre banque de donnée à www.aikidojournal.fr > Dojos > Enregistrer un nouveau dojo …

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Un appel à nos lecteurs : Vous participez à un stage. Vous êtes enthousiasmés ou au contraire frustrés par ce que vous avez vécu. Vous avez beaucoup appris ou avez perdu votre temps et votre argent. Alors, qu’attendez vous pour faire partager votre plaisir ou votre colère ? Vous avez ramené quelques photos (essentiel !) ? Il ne vous reste plus qu’à vous mettre à vos claviers et nous envoyer votre reportage.

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Aikido Journal – 1/2008 – 25FR

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